14 juillet 2009
Dans une fraction de temps

© Nathalie Riera - Autoportrait
Dans une fraction de temps
retrouver cœur
dans l’immensité
qui vous a parlé de mort ?
jardinier le destin
...
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Sur le site Bribes en ligne de Raphaël Monticelli
16 mars 2009
Que yo,...
« Que yo, Sancho, naci para vivir muriendo »
Cervantes, Don Quichotte
(Vois-tu, Sancho, je suis né pour mourir ma vie)
© Nathalie Riera, mars 2009
« QUE YO, … »
Le temps est à écouter
rumeur de vent de mer
le centre en prière
aigue la beauté
que je luise d’un seul trait
un rien vêtu de joie
guérir
le vide
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et dans cette conjonction,
rencontrer la pierre
(le souffle ne perd pas sa longueur)
en un point de la route
en un rond-point des jours
vitesse des phrases
les vagues frappent
la lumière traverse
arche et hanche
l’eau glisse s’infiltre
et dans cet abouchement,
remonter le courant
l’immensité qui nous manque
Que yo, …, dans le haut
clappement l’eau
de la langue
dans cet inoubliablement être
©Texte inédit, 2009 : Nathalie Riera
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15 mars 2009
Cristina Campo en citation...........
Cristina Campo
Sensi soprannaturali, dans Gli imperdonabili, p.245-246
L’encens, érotique et sauvage, transfigure le souffle ; au choc délibéré des chaînettes d’argent lancées très haut dans l’air, l’ouïe tressaille, et « s’ouvre » ; le tourbillon incandescent des chants, des icônes, et des flammes unifie et multiplie les perceptions. Les cinq sens sont projetés au loin, hors du corps, hors de « l’espace démoniaque » du monde : vers un état de veille aiguë, sagement provoqué et maintenu, qui est l’amorce de leur transmutation. Là aussi, quiconque a déjà assisté, ne serait-ce qu’une seule fois, à la liturgie traditionnelle célébrée avec inspiration, ne jouera pas facilement avec la parole beauté, même s’il a affaire à l’art le plus accompli.
Poème-Hommage à Mustapha Dimé
Sculpteur sénégalais
© Photo Thomas Dorn – Fondation Blachère
Cliquer ici :
Texte de Lambert Savigneux
© Photo : Hôtel de Ville de Paris
Décédé en juin 1998, Mustapha Dimé vivait sur l'île de Gorée.
"Je ne rêve que de lumière..."
Fondation Jean-Paul Blachère
Art actuel et contemporain d’afrique & d’ailleurs
14 mars 2009
PATRICYAN artiste plasticienne
Vache génétiquement modifiée ( 2004)
Une vision de cet animal dans le futur. A près des années d'enfermement, d'exploitation, de traitements excessifs provoqués par le système économique occidental, l'animal se meut d'une manière différente. Matériaux : Grillage, laine d'acier peinte. 1,80m
Poissons mutants (2006)
Trois sculptures monumentales (3m - 3m50) créées pour l'évènement "Itsas - Artemekanica" organisé par l'association "Les Amis d'Abbadia" à Hendaye (64) France, présenté sur le port d'Hendaye. Poissons génétiquement modifiés : leur forme, leur taille et leur textures se sont transformés par la présence des éléments polluant l'océan. Matériaux : grillage, papier bulle, poches poubelles, mousse polyuréthane, peinture aérosol, tubes plastiques
Galerie Bernard Mourier
Sylvie FERRY
Née en 1972
1993-1996 : Etudes à l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqués et Métiers d'Art "Duperré" – Diplomée du D.M.A Paris
Consulter
Discussion : Céramique sur acier
GALERIE BERNARD MOURIER
Bernard Manciet en citation..........
Bernard Manciet
Auròst / Thrène
manquait une étincelle
quelque chose manquait à Dieu
ô parcelle et te recherchait dans les touffes
la joie car même chair claquante
chair au jour incline toutes voiles
elles penchent sous ton poids d'ombre
elles t'ombragent te choisissent
dans les peines allègres ces fiançailles
d'amandier qu'emportent farouche
de fougue les pieux les deux fils de la Nuit
comme ils emportent le reflux
retiré en écumes
ils t'emportent dans le matin d'Épiphanie
te ruinent en semailles sur l'estuaire mien...
Ed. L'Arrière-Pays Site à consulter
13 mars 2009
Coins de verdure par Nathalie Riera
Série Coins de verdure I, novembre 2007
© Photo : Nathalie Riera - Tous droits réservés
Coins de campagne par Nathalie Riera
Série Coins de campagne I - Novembre 2007
© Photo : Nathalie Riera - Tous droits réservés
12 mars 2009
Françoise Renaud/Barbara Heide
Photographie : Seaside de Barbara Heide
seaside
Il avait marché sans musarder, poussé par l’envie de savoir où s’achevait la terre. Combien de temps, c’est difficile à dire. Peu de repos dans l’imminence du danger. Tant qu’il le pouvait, il avait emprunté le fil de la rivière — aucun homme de sa tribu n’était allé si loin. Gorges abruptes, chaos granitiques, régions de taillis infranchissables. Un jour il avait entendu des cris d’oiseaux, juste après une rumeur étrange, comme un souffle.
Au sortir des forêts, régnait la clarté. Alors il l’avait vue.
D’abord de loin.
Il s’était assis au sommet de la dune, avait mâchonné un bout de viande séchée trouvé dans sa musette, histoire de s’habituer. Elle lui faisait peur. Il avait fini par se lever, peu à peu s’était rapproché d’elle :
limpide, l’eau des flaques,
les premières vagues,
au loin la houle
et
l’infini tremblement jusqu’à l’horizon.
On aimerait suivre l’homme dans sa vision, dans sa lente découverte, ce serait là l’objet d’un livre entier. Les hommes d’aujourd’hui ont oublié… ce choc de la mer… la première fois.
françoise renaud
24 - II- 2009
notice bio
Françoise Renaud est née en pays breton. Elle pratique la nage en mer, lit Claude Simon, écoute Jim Morrisson. Ce qu'elle tente d'écrire : les odeurs, les froissements, ce qui nous étreint à être « au monde ».
Télécharger le texte : seaside_renaud

















